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ECOLE TAURINE D'ANTAN (suite et fin)

 

 

 

En 1983, Christian Lesur (1) crée le Centre Français de Tauromachie, un de ses premiers élèves nîmois, Denis Loré sera sacré matador de toros le 2 juin 1990.

La cité des Antonins vit deux structures « École taurine » cohabiter avant la naissance du CFT. Sans oublier l’École taurine de Nîmes de José Piles 1948.

Dans les années 50-60 sur la plate forme du réservoir à deux pas du foyer de la famille Montcouquiol : le Mont Margarot.

Le 24 décembre 1953, le père Noël en collaboration avec le Tonton Antonin (ferronnier de son état) offre au neveu Robert Blancou un taureau mécanique (carreton) et une muleta.

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Cet étrange  animal  « embestira » à l'envi sur Robert, Lucien, Bernard, Amor, Alain, Christian, Daniel, Dominique et tant d'autres...

Blancou Père et fils viennent de créer l’École taurine du Mont Margarot avec l'aide professionnelle et bienveillante de Ramon Gallardo et Pepe de Montijo.

Un des principaux actes fondateurs pour la Toreria française (2).

Robert Peyre adopta l'apodo « El Margareño », un véritable acte de naissance paraphé.

 

Dans les années 70-80, Gérard Fabrégas, responsable des corrales nîmois (boulevard Natoire) et son épouse la torera Anita Martinez créent l'Ecole taurine gardoise (égide Club Taurin Paul Ricard).

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Papa Fabrégas sera empresa des arènes à « Andorra la vella » pendant cinq ans.

La plaza andorrane verra la présentation de nombreux toreros hexagonaux, le fils Michel Fabregas, mais aussi Richard Milian, Serge Almeras, Joël Matray, Jules Romero, Patrick Laugier.

 

L'arène d'entraînement à Caissargues sera également un tremplin pour Igor Moncouqut « El Niño del ruedo », Anne Cerda, Jacques Rios, Bruno Rossi, Marco Foritano, Jacky Poirier « Joaquim Vasquez » (3).

 

Les premières armes de la « chica », Evelyne Fabregeas seront faites dans le même lieu le 30 août 1979- elle a treize ans.

Le première mise à mort, en public se fera devant un toro de Gallon le 7 juin 1980 au Grau du Roi.

Succès et blessure grave à la clef. Ces deux mots résument la carrière de la novillera con caballos (4) qui s’achèvera en 1993 à Parla (banlieue de Madrid).

 

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Nous refermons les souvenirs de ces écoles taurines par la classique photo de groupe

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Festival du 6 septembre 1971 à Seissan, un des rares lieux où se produisaient les toreros français à l'initiative du notaire et maire Monsieur Boussat.

En haut, de gauche à droite : Alain Briscadieu, Cosme Saenz, Christian Montcouquiol, Jean Marie Boussat (organisateur), Alain Montcouquiol, Fréderic Pascal

En bas, de gauche à droite : Joachim Camacho, Jean Jacques Baylac, André Castellas, Joël Queille, José Martinez, Simon Casas, Chinito, Jean Marie Bourret.

 

Remerciements à Nicole Luchmaya « La India » et à Evelyne Fabregas pour leurs aides.

 

«  Le passé est ce qui empêche l'avenir d'être n'importe quoi »  Jean d'Ormesson.

 

Lundi 7 février 2022

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

 

 

 

  1. alternative le 20/10/1978 Toro Ruguroso (Marquis de Ruchena, P Antonio Chacon, T J Vasquez Fuengirola (Espagne)

  2. Le club taurin « los practicos » a créé le prix Margarot pour honorer les pionniers de la Tauromachie Française.

  3. Jacky Poirier « Joachim Vasquez » fut victime d'un AVC le 20 août 1984 pratiquement en piste à Redessan.

  4. Présentation avec les chevaux, le 5 /09/1981 à Fréjus, course mixte : Christophe Yonnet (rejon), Joel Matray, Tino Lopez. Toros Yonnet, D'Andecy, Fernay. Evelyne coupe une oreille.

     

Photos

1 Lopez Canito

2 Famille Blancou

3 Nicole Luchmaya « La India »

4 Revue Hola 1989

5 Jacques Cathalaa

 

Bibliographie

  • le torero cassé, Joaquim Vasquez Éditions Benevent 2005

  • le taureau mécanique Robert Blancou Editions Cairn 2010

  • pour une place au soleil : D Saint Lary, G Dienst Atelier Baie 2014

  • Bordeaux, capitale tauromachique, D Briscadieu UBTF 2020