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SIMILITUDES

 

 

Le tiers de banderilles ou segundo tercio est certainement le plus apprécié des néophytes ; son élégance, sa gestuelle et son esthétique semblent peu violent après les piques, voire peu douloureux pour le toro.

Des célèbres plumes comme Gregorio Corochano, Jean Pierre Darracq « El Tio Pepe » et Claude Popelin ont même déclaré : «  Il ne sert à rien » !

En effet, les capotazos, les sorties à faux, sont autant d’éléments qui peuvent amener un toro à devenir  « avisado ». Avec un bémol, les deux derniers écrivains ont ajouté : « si le tiers de banderilles n'existait plus, je n'irai plus voir une corrida ».

Rafael Guerra, Antonio Bienvenida, Luis Miguel Dominguin, Luis Francisco Espla, Paquirri, El Fundi pour les espagnols ; Jose Falcao « Jose Falcon » et Victor Mendes pour les lusitaniens, ont écrit de grands chapitres de « El Arte de Parear » (1).

Nimeño II, Richard Milian, Mehdi Savalli firent de même.

Les toreros du Nouveau Monde : de Rodolfo Gaona à Carlos Arruza, des Armillita à Rodrigo Rodriguez « El Pana », la fratrie Venezuelana des Giron ont offert la Note fleurie voire exotique de la suerte.

Ces listes ne sont pas exhaustives.

Personne n'a oublié la « calafia » (2) exécutée par Roberto Fernandez « El Quitos » à son premier Miura le 31 mars 1991 à Arles. Fait unique : après l’exécution de la suerte, il fit une vuelta al ruedo.

L'avènement de la photographie et son perfectionnement nous font comprendre visuellement les expressions « cuadrarse la cabeza » et « asomar al balcon ».

L'Art de nos amis photographes permet de capter ces moments précieux d'un siècle de palos, avec beaucoup de ressemblance.

 

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La Par de Pamplona, le 8 juillet 1915 par « El Indio Grande », Rodolfo Gaona à Cigaritto de Concha y Sierra.

 

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Janvier 1986, Jose Nelo « Morenito de Maracay » à San Cristobal de Venezuela – Toro ganaderia Tarapia ( Maribel Granger).

 

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Jose Felipe Gonzales Hijo (torero d'alternative mexicain devenu banderillero), à Madrid (San Isidro) Toro Carmen Camacho.

 

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Le novillero arlésien Mehdi Savalli – ganaderia Adelaida Rodriguez le 21 juillet 2008 à Mont de Marsan.

C'est le seul moment où l'homme est «  a cuerpo limpio », le martyrologue le confirme...

 

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Je brinde ce texte à deux hommes de toros qui viennent de nous quitter, le torero Jaime Ostos et Monsieur Maurice Sambain un des créateurs de la Feria de la Crau (Saint Martin de Crau).

 

Jacques Lanfranchi « EL Kallista »

mardi 18 janvier 2022

  1. paréar : apparier, par paire

  2. calafia : banderille al violin, passe par l'arrière de la tête du torero et au quiebro. Invention du « Pana »

  3. PHOTOS DROITS Réservés