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NOTES DE LECTURES ESTIVALES :

 

Un art de vivre : la corrida 

 

 

Le récent déconfinement, le début de l'été et la pléthore d’événements taurins qui s'enchaînent, laissant peu de temps à la lecture quoique...

Causeur est un magazine d'actualité en ligne né en 2007.

Une version papier mensuelle existe depuis 2008.

« C'est un salon de réflexion opposé au prêt à porter médiatique » (1)

Il est présenté comme tel par une de ses cofondatrices : Elisabeth Levy.

Le n° 91 de juin 2021 consacre une cinquantaine de pages (recto-verso) à " un art de vivre en danger de mort : VIVA la corrida", illustré par un muletazo en première de couverture.

L’éditorialiste signe le premier texte intitulé « le mystère de la foi » qui présente les éléments du dossier (pages 48 à 72).

Elle conclue : la corrida parce qu'elle défie une époque qui refuse le tragique, l'histoire et la mort, ses jours sont sûrement comptés.

 

Yannis Ezziadi, comédien et aficionado de fraîche date nous conte son voyage initiatique, littéraire avec Jean Cau, Montherlant, Jean Cocteau, Françis Wolff ; dans les arènes et chez les éleveurs Robert Margé et Pierre Mailhan.

 

Il déclame : « la Tauromachie a fait de moi un homme meilleur. ».

 

Le monsieur Anti est l’ineffable Michel Onfray qui se définit lui-même par le triptyque : philosophe, épicurien et athée. Il nous cuisine un plat à base de chasse, Platon et Socrate et la sexualité... Le tout pimenté par des épices nauséabondes : «  le torero donne la mort, sans risquer la sienne. En cas de maladresse, un chirurgien l'attend avec une aiguille et une bobine de fil ».

 

Le polémiste égal à lui-même dans une démonstration éculée, est parfait dans son rôle d'opposant opposé à l’opposition.

 

L'interview de l'empresa nîmois et madrilène Simon Casas se conclue sur un énigmatique et sibyllin message ; « Je suis la seule personne ayant de vrais arguments anti taurins, je ne les donnerai jamais! » (2)

 

Frédéric Ferney (simple homonyme) signe «  le blason du sang ». Le journaliste essayiste énonce en conclusion :« Je ne suis pas aficionado. Du matador, je vois une forme de piété qui force à baisser les yeux ».

Plusieurs interventions viennent compléter ce document :

  • un aspect culinaire signé par le journaliste littéraire Jonathan Siksou

  • une analyse politique, financière et sociologique par le professeur agrégé d'Espagnol Nicolas Klein.

  • un témoignage du novillero Carlos Olsina

  • une vignette de Rudy Riccioli « Vive le Midi libre »

  • une lettre de l'écrivain Henry de Montherlant au président de la République Gaston Doumergue, ardent défenseur de la Cause taurine . C'était en 1925...

Il faut souligner la qualité des textes dans ce cahier consacré à notre passion et les prises de risque dans un mensuel national.

Un beau dossier pour la cause à consommer sans modération.

« La corrida ultime témoignage d'un courage confinent à l'absurde, l'un des précieux fils qui nous relient au Passé » (Elisabeth Levy, directrice de rédaction).

 

PHOTO 2

 

Sous le regard du torero Salvador Sanchez Povedano dit « Frascuelo » (Œuvre réalisée par Pepe Manrubia dans le cadre de l'exposition « En silencio ») le guitariste Antonio Cortes et la danseuse Barbara La Balandra nous donnent un bref aperçu du festival Flamenca en Arles du 3 au 14 août 2021.

 

Vendredi 25 juin

Jacques Lanfranchi « El Kallista »

  1. Bien sûr le mensuel est éloigné de la pensée commune, donc il est « fascisant ».

  2. J'adhère totalement à cette réflexion.