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JABONERO and Co

 

 

Borsalino and co, le célèbre film de Jacques Deray (1974) immortalise la ville de Marseille dans le registre Couvre Chef, porté par Alain Delon et Jean Paul Belmondo.

La célèbre cité est aussi connue pour son savon, Jabòn en espagnol.

D'où l’appellation Jabonero pour les robes de toros ayant cette couleur.

Cette dernière se décline en Albahìo (jaune paille, canari clair), Jabonero sucio (sale), Jabonero claro.

On retrouve ce type de pelage chez les éleveurs Prieto de la Cal, Juan Pedro Domecq (origine Veragua), Jandilla, Torrestrella, Pablo Mayoral.

Cette coloration marque la mémoire de l'aficionado et du torero, mais aussi l'Histoire Taurine de la France.

Le 9/04/1984, le deuxième toro indulté en France (le premier est Gonzalo de Roland Durand), se prénomme comme son pelage, Jabonero, il est originaire de la ganaderia François André, l'action se déroule à Méjanes par le torero Angel Leira.  Il sera semental un temps.

 

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Le 8 août 2000, Sébastien Castella fait sa despedida de novillero à Chateaurenard, seul contre six Juan Pedro Domecq, un magnifique Jabonero avait été piqué par Jacques Monier. Nous avions longtemps discuté avec le piquero autour de la véritable nuance de la robe, lui optant pour Albahìo, moi pour Jabonero claro pajizia. Le professionnel avait raison.

 

En 2009, la concours d'Arles (Feria du Riz) avait révélé l'immense bravoure de Aguardentero de Prieto de la Cal, pour un premier tiers d'anthologie, le maestro était Lopez Chaves.

En juillet de la même année, première oreille et blessure de Thomas Joubert pour sa présentation novilleril à Las Ventas de Madrid devant « Tutor » jabonero claro de Pedro Carrero.

 

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En 2011, à Nîmes (feria des vendanges), le numéro 5 de la ganaderia Dos Hermanas (Famille Laugier) va dépasser pour sa caste, le jeune novillero Mathieu Guillon.

Le 15 septembre 2012, lors de la feria de la Saint Férréol, six Prieto de la Cal fouleront le sable cérétan.

Hocicon offrira avec son torero Marc Serrano un grand souvenir aux aficionados.

 

En 2010 les frères Gallon, ont présenté à la concours d'Arles 100% française (feria du riz) Santenderi à la charge du torero Israel Tellez.

Le 29 août , cinq ans plus tard, un exemplaire du Mas d'Icard prénommé Odalisco rencontrera le torero Morenito de Aranda à Iniesta (province de Cuenca) qui le graciera.

 

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Bien sur il ne pouvait être que Jabonero (origine Hermanos Sampedro) et il réintégrera ses terres masthibertaines décidément prolixes pour les indultos !

 

Enhorabuena à la devise verte et noire.

 

Je brinde ce texte au maestro Sébastien Castella pour son récent courrier fustigeant l'irrespect des adversaires de la corrida .

 

Mercredi 9 septembre 2015

Jacques lanfranchi

« El Kallista »

 

crédit photos :

photo 1, 2, 3 collection privée

photo 4 Elisa Martinez « Lagartija Chica »